La section locale 2294 du Syndicat des cols blancs de la Ville de Châteauguay dénonce les nombreuses mises à pied faites par la municipalité sous le couvert de la COVID-19

Châteauguay, le 5 mai 2020 – Malgré l’incitation du gouvernement Legault envers les municipalités à respecter les conventions collectives dans les efforts mis de l’avant pour contrer la propagation de la COVID-19, la Ville de Châteauguay a adopté l’approche inverse en mettant à pied une trentaine de ses employés cols blancs. Une pratique que déplore la section locale 2294 du Syndicat des cols blancs de la municipalité (SCFP 2294) et qui, à terme, prive les citoyens de services auxquels ils auraient normalement eu droit.

Selon le Syndicat, les municipalités doivent adopter une approche similaire à celle du gouvernement provincial en conservant l’ensemble de leurs effectifs, et ce, afin de maintenir des services adéquats à la population. Plusieurs municipalités ont déjà mis en place des mesures visant le redéploiement de leurs effectifs pour contrer les effets de la crise en privilégiant, entre autres, le télétravail, la réaffectation de personnel et le renforcement des services de proximité. À titre d’exemple, à la Ville de Châteauguay, le responsable des relations avec les organismes communautaires a été mis à pied, coupant ainsi le principal canal de communication entre la Ville et les organismes culturels et communautaires.

De l’aveu même du maire Routhier, la récente crise informatique qu’a traversée la municipalité a un impact sur les finances de la Ville. Les coûts occasionnés sont estimés à 500000 $. Le syndicat craint maintenant que le Ville de Châteauguay tentera de récupérer cette somme sur sa masse salariale, en coupant notamment dans les services aux citoyens. C’est ainsi que depuis plus de six semaines, le service au comptoir du Centre culturel Georges-P.-Vanier est fermé, empêchant ainsi, entre autres, le remboursement des spectacles, des cours etdesateliers culturels et sportifs.

Quand on regarde du côté des municipalités avoisinantes, on constate pourtant que ces dernières sont plutôt proactives en développant des services d’assistance à l’aide alimentaire, en offrant un support additionnel aux organismes et aux entreprises et en participant à des programmes d’appels destinés aux ainés. Les autres services de loisirs profitent également de cette période pour effectuer un travail de planification : redéfinir les programmes, mettre en place des mesures de protection additionnelles, assurer une communication régulière avec les organismes et les associations présentes sur le territoire. De nombreuses municipalités ont conservé leurs effectifs pour faire face aux défis que pose la pandémie, réduisant seulement leur personnel saisonnier. Devant ces faits, le Syndicat s’interroge : quelle est la réelle économie à procéder à des mises à pied à un moment que nous devrions accorder à la réorganisation et la planification de nos services? Selon nous, avec une

telle approche, la Ville prolonge les conséquences de la COVID-19 sur la population et augmente par la même occasion les coûts liés à la reprise des activités en raison de l’imposant retard qui sera à combler.

« Nous croyons que la municipalité a un rôle de gouvernement de proximité, particulièrement en temps de crise. Ce n’est surtout pas le moment de couper dans les services. Tous les employés doivent être mis à contribution. Le Syndicat a fait preuve jusqu’ici de beaucoup de souplesse pour faire des aménagements tenant compte de la situation afin de venir en aide à la population. Mettre plus de personnel à pieds ne fera qu’aggraver la situation à Châteauguay et nous croyons fermement que les citoyens ontdroit à un meilleur service. » conclut le Syndicat.

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