Nathalie Brisson

 

Planificatrice financière

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Que faire avec le régime de retraite offert par votre ex-employeur ?

 

PAR TAMAR SATOV / MARS 2019

 

 

Vous quittez votre emploi. Laisserez-vous l’argent chez votre ancien employeur ou le retirerez-vous ?

 

Quand John Tabone, un professionnel du marketing établi à Toronto, a abandonné l’emploi qu’il occupait depuis 19 ans dans une association professionnelle nationale, l’homme de 45 ans a dû prendre une décision importante : que faire de la copieuse part du régime de retraite à prestations déterminées qui lui revenait ?

 

Deux options s’offraient à lui : ne rien faire et avoir l’assurance de recevoir environ 16 000 $ par année de ce régime de pension, ou retirer d’un coup la valeur actualisée de cette future rente, en investir la partie admissible dans un compte de retraite immobilisé (CRI) et recevoir le reste en espèces.

 

L’entreprise paraît-elle viable à long terme ? Son insolvabilité pourrait en effet vous priver d’une partie de votre pension ! « La prestation annuelle de 16 000 $ est garantie à vie, mais dans 20 ans, ce montant ne semblera peut-être pas si élevé une fois l’inflation prise en compte », nuance John Tabone, dont la rente ne sera justement pas indexée en fonction de l’inflation. « D’un autre côté, si je sors l’argent du régime pour l’investir moi-même et que les marchés sombrent, je risque de me retrouver avec beaucoup moins de revenus que prévu à la retraite. »

 

Un tel dilemme est très courant, et prendre la meilleure décision constitue souvent tout un défi pour les ex-employés, témoigne Craig Hughes, directeur général à la Planification financière avancée d’IG Gestion de patrimoine. « Il n'y a pas qu'une bonne réponse ; ça dépend toujours de la situation propre à chaque personne. »

 

Craig Hughes conseille de suivre les étapes ci-dessous pour déterminer s’il vaut mieux laisser les fonds dans le régime (à cotisations ou à prestations déterminées) de l’employeur, les retirer ou les transférer.

 

Vérifiez que vous avez suffisamment de droits de cotisation au REER

Si vous retirez d’un coup la valeur actualisée de la rente future, seule une partie pourra être déposée directement dans un CRI dans le cadre d’un transfert avec report d’impôt. Le reste vous reviendra en espèces et sera imposable, à moins que vous ayez assez de droits de cotisation inutilisés pour le déposer dans votre REER et ainsi reporter l’impôt. « Si vos droits de cotisation au REER s’avèrent insuffisants, la ponction du fisc se fera fortement sentir », affirme Craig Hughes.

 

Lisez bien les petits caractères

Les régimes à prestations déterminées vous garantissent un revenu de retraite jusqu’à votre décès, puis jusqu’à celui de votre conjoint si vous décédez avant lui. La prestation de retraite est généralement calculée en multipliant vos années de service par la moyenne de vos salaires annuels les plus élevés. Certains régimes permettent même de continuer de profiter des assurances collectives, un grand avantage qui pourra faire pencher la balance en faveur de la conservation du régime de l’employeur, selon Craig Hughes.

 

Mais n’oubliez pas de passer en revue toutes les autres caractéristiques du régime. Offre-t-il une prestation de raccordement pour bonifier vos versements avant 65 ans ? Après votre décès, combien votre conjoint recevra-t-il chaque année ? Votre rente sera-t-elle indexée à l’inflation ? C’est particulièrement important si, comme John Tabone, vous êtes encore loin de la retraite. L’entreprise paraît-elle viable à long terme ? Son insolvabilité pourrait en effet vous priver d’une partie de votre pension !

 

Étudiez le régime à cotisations déterminées de votre ex-employeur

Dans le cas d’un régime de retraite à cotisations déterminées (RRCD), la décision est plus facile puisque les prestations que vous recevrez – si vous conservez les fonds dans le régime – dépendront du rendement des placements, comme c’est le cas pour un transfert dans un CRI.

 

« Ce qui distingue un RRCD d’un CRI, ce sont les options de placement, les frais et la marge de manœuvre, explique Craig Hughes. Si votre RRCD n’offre que quelques portefeuilles de placements non personnalisés, un CRI pourrait être plus intéressant en raison de sa gamme d’options. Vous allez devoir étudier la question en profondeur. »

 

Tenez compte de votre situation globale

Avant de prendre une décision irréversible au sujet du régime offert à votre ancien emploi, faites la liste de vos autres sources de revenus de retraite, y compris le RPC/RRQ, la Sécurité de vieillesse ainsi que vos REER, FERR et CELI. Vous accumulez effectivement d’autres types épargnes ? Il vaudrait peut-être mieux ne pas toucher au régime de l’employeur.

 

Si votre conjoint et vous profitez de régimes à prestations déterminées, songez également aux répercussions possibles sur votre succession. Dans le cas d’un régime d’employeur, seuls votre conjoint et vous pourrez recevoir les prestations. Par contre, l’épargne investie dans un CRI ou un REER peut revenir à vos héritiers.

 

C’est l’une des principales raisons qui a poussé John Tabone, après mûre réflexion, à choisir de retirer la valeur actualisée de sa rente. « Ma femme est professeure et participe donc au régime de retraite des enseignants de l'Ontario. Si je laisse mon argent dans le régime de l’employeur et que nous décédons tous deux jeunes, nos enfants ne profiteront pas d’une bonne partie de notre épargne-retraite. »